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« A deux lits du délit » de Derek Benfield et mis en scène par Jean-Luc Moreau est une pièce dynamique et hilarante jouée au Théâtre de la Michodière.



Prenez un couple infidèle et imaginez mari et femme réunis avec leurs amants respectifs dans un même hôtel au cours d’un même week-end. Cela pourrait paraître improbable, et pourtant ! Jean-Luc Moreau a réalisé une mise en scène au théâtre de la Michodière de la pièce « A deux lits du délit », pour le plus grand plaisir de nos zygomatiques. Humour, quiproquos, mensonges et trahison sont au rendez-vous. Les dialogues fusent, les portes claquent, le tout saupoudré de l’effet « Arthur Jugnot » aussi drôle que déconcertant. Dès les premières minutes, nous sommes transportés dans cet hôtel perdu au fin fond de la campagne des Yvelines. La mise en scène est soignée. Le jeu de plateau nous permet de suivre dans un même cadre spatio-temporel les scènes qui se déroulent à la fois dans chacune des deux chambres ainsi qu’à la réception de ce petit hôtel de campagne. Les comédiens, sans cesse en mouvement, virevoltant d’un décor à l’autre, captivent leur public par leur dynamisme déployé. Ils jouent avec les mots autant qu’avec les retournements de situation et laissent échapper parfois quelques fous rires imprévus qui les rendent sympathiques, prouvant qu’ils peuvent s’amuser autant que nous des situations provoquées. Ce n’est sans doute pas LA pièce de théâtre dont on se souviendra longtemps après l’avoir vue, mais cela reste un très bon moment de détente où l’on rit simplement du ridicule des situations et où l’on apprécie chacun des acteurs dans leur rôle avec une mention spéciale pour Arthur Jugnot qui signe encore une fois de bons débuts et laisse présager d’un futur prometteur !



Clémentine Mercier