lagerfeld Pour son deuxième jour au Grand Palais, Karl Lagerfeld a fait rimé haute couture parisienne avec volume et rigidité et élégance. En effet, sa plus grande inspiration a été « le buffet d’orgue de la salle Gaveau » : Les cylindres gris entre lesquels s’élancent avec élégance les mannequins nous rappellent vivement cette idée d’orgue géant. Des alignements de minces "tuyaux" de tissu soulignent comme des smocks la taille des robes ou structurent des manches en leur donnant un aspect rigide et du volume.

Mais le couturier insiste sur le fait que la structure n’a rien à voir avec des smocks c'est fait tuyau par tuyau, légèrement rembourré, piqué, brodé. C'est un travail absolument fou lagerfeld orgue

Lagerfeld innove égalament sur d’autres points avec des "robes qui ressemblent à des tailleurs et qui n'en sont pas", ou encore lorsqu’il propose le port de sortes de cadres autour du visage des mannequins, ce qui attire le regard vers le haut de la silhouette. Les nuances de blanc, gris et noir se dénotent principalement de l’ensemble de la collection.

C’est donc visiblement conquises que sont reparties,entre autres, Claudia Shiffer, la chanteuse Ayo, ou encore Bernadette Chirac parmi la centaine d'invités présente.

lacroix1Les mannequins de Christian Lacroix ont, elles, défilé à Beaubourg.

Laissant place à la dentelle-détail noire et aux broderies de jais pour une couleur dominante sombre, puisée dans l’inspiration du monde de l’insecte.

Mais, comme toujours chez le couturier, est elle aussi vive, d'autant plus vive qu'il y a beaucoup de noir. Elle éclate sur une courte robe trapèze bouton d'or, en oeillets géants fuchsia sur une robe en satin, en vagues de mousseline coquelicot sur une robe longue feuilletée et bouillonnée »

"C'est sombre, c'est sûr, l'hiver je suis toujours sombre", conclut le couturier